Association - lutte contre le cancer chez l'enfant et l'adolescent - traitement ostéosarcome et sarcome d'ewing docteur delépine, nicole delépine, gérard delépine, cancérologie, enfant cancéreux, association, guérison, osteosarcome, ewing, sarcome, Ostéosarcome, sarcome, sarcome d'ewing, tumeurs du thesaurus MeSH, cancérologie, tumeurs cancéreuses Les tumeurs Osseuses, chirurgie, Radiothérapie, Traitement Médicaux, Dystrophies, Tumeurs Bénignes, Ostéosarcome, Chondrosarcome, Sarcome d'Ewing, Histiocytofibrome, Fibrosarcomes, Lymphosarcome, Sarcome à cellules géantes Liposarcome Osseux, Adamentinome, Chordome, Histoire de la Chimio, Ethique des essais, Recherche et droit
  Accueil



  Pourquoi AMETIST ?
  Ses missions
  Unité spécialisée
  Spécificité de l'Unité
  Ses actions



  
  
  Nous faire connaitre



  Personnalités
  Sites Internet
  Les Médias en parlent



  Mailing List
  Nous contacter



  Les tumeurs Osseuses
  La Chirurgie
  La Radiothérapie
  Traitement Médicaux
  Dystrophies
  Tumeurs Bénignes
  L'Ostéosarcome
  Le Chondrosarcome
  Le Sarcome d'Ewing
  L'Histiocytofibrome
  Les Fibrosarcomes
  Lymphosarcome
  Sarcome à cell. géant.
  Liposarcome Osseux
  L'Adamentinome
  Le Chordome
  Histoire de la Chimio
  Ethique des essais
  Recherche et droit

  Travaux du Pr Israël

  Vos questions Chimio
  Vos questions Chirurgie





ENFANTS COBAYES

Cancer de l'enfant :
enquête sur les dérives d'un système


LE LIVRE DU
DOCTEUR DELEPINE







 
 

LES TUMEURS OSSEUSES
ÉVOLUTION DES SARCOMES DE BAS DEGRÉ DE MALIGNITÉ




Les sarcomes de bas degré de malignité évoluent surtout localement.
Leur croissance indéfinie est généralement lente et progressive sans signe inflammatoire. L'amyotrophie musculaire sus jacente masque un temps la tuméfaction. Lorsque la tumeur augmente, elle refoule en périphérie tous les éléments qu'elle rencontre. Les tissus sains refoulés et comprimés forment une pseudocapsule qui est souvent franchie par des nodules tumoraux et ne constitue donc pas un plan de sécurité carcinologique.

Contrairement au schéma classique, les sarcomes n'envahissent pas précocément les éléments nobles, à proximité.
Pendant très longtemps, la croissance du sarcome se fait en refoulant tous ces éléments (nerfs et vaisseaux) qu'il rencontre.

Certes, dans les très grosses tumeurs :
- les veines peuvent être envahies mais généralement, à un stade tardif, et par l'intermédiaire des veines efférentes de la tumeur.
Cette recherche de thrombus tumoraux intraveineux, doit donc être systématique lorsqu'une tumeur volumineuse s'accompagne d'une dilatation veineuse distale évoquant une gêne au retour veineux principal. La découverte pré-opératoire d'un envahissement veineux modifie en effet la technique opératoire, obligeant à pratiquer une résection veineuse, en monobloc avec la tumeur principale.
- Les artères ne sont pratiquement jamais envahies par la tumeur (dans notre relevé, 4 cas seulement sur 500 malades). Par contre, l'artère est parfois attachée à la tumeur par toutes les artérioles afférentes ; ce n'est qu'après avoir désartériolisé la tumeur et lié toutes les collatérales afférentes, que l'on s'aperçoit de l'intégrité du tronc artériel principal.
- Les nerfs, entourés de leur atmosphère cellulograisseuse, fuient également la tumeur ; les nerfs ne sont donc que très rarement envahis, en dehors des sites anatomiques particuliers ou ils restent prisonniers d'une gouttière fibreuse, les attachant à l'os (nerf radial dans le tiers moyen de la diaphyse humérale, nerf sciatique poplité externe autour du col du péroné).

Les sarcomes osseux de faible degré de malignité diffusent selon les points de faiblesse anatomique.
Leur expansion intramédullaire relativement précoce peut se faire à distance de la tumeur initiale, s'accompagnant d'une soufflure progressive de l'os, alors que la tumeur des parties molles, reste peu volumineuse.
- Le tissu osseux spongieux offre une barrière relative à la progression tumorale.
- Le cartilage de conjugaison et le cartilage articulaire résistent beaucoup plus longtemps.
- L'envahissement articulaire, lorsqu'il survient (5 % des cas), se fait habituellement au travers d'un tendon ou d'une capsule articulaire par les parties molles, et non pas au travers du cartilage articulaire.